L’entreprise, la base de toute l’économie de marché

Pour commencer cette quête de l’alpha, il va falloir aller chercher à la racine : savoir ce que c’est que le marché. Et pour ça, il faut remonter à la source, c’est-à-dire : l’entreprise. 

Dans un système libéral comme le nôtre, toute l’économie est basée sur l’entreprise individuelle. On ne va pas trop s’attarder sur ce qu’est une entreprise pour le moment, mais en gros c’est une entité qui cherche à maximiser son profit en vendant des biens ou des services. Pour maximiser ses profits, il faut qu’elle puisse produire plus. Ce qui permet mathématiquement de vendre plus (si jamais il y a assez d’offres pour la demande bien entendu). Or, produire plus demande de l’argent. Il faut pouvoir acheter des matières premières, des machines, du nouveau personnel etc. Et clairement ça coûte beaucoup d’argent.

Comment l’entreprise trouve l’argent pour investir ?

Pour avoir cet argent il y a deux solutions. Premièrement en réinvestissant ses bénéfices. L’avantage de cette méthode c’est que l’on n’est pas endetté et donc que l’on n’a pas à rembourser à qui que ce soit. En soit c’est moins risqué. Mais l’inconvénient majeur est qu’avec cette méthode il faut beaaaaaucoup de temps. Il y a également le risque de passer à côté d’opportunités, car on ne pourra pas assumer les coûts liés au développement d’un nouveau marché.

La deuxième méthode consiste à emprunter de l’argent. Cela permettra de se développer plus vite. Et l’augmentation de revenu qui en découlera permettra d’outrepasser le fait de payer des intérêts.

Une entreprise va donc naturellement chercher a s’endetter. Car c’est, dans la grande majorité des cas, le meilleur moyen de se développer.

Comment les entreprises s’endettent ?

Pour attirer de l’argent, les entreprises ont plusieurs solutions. Le moyen le plus simple, et quand on n’a pas besoin de beaucoup est d’emprunter à la banque. Ce qui est assez pratique parce que ce sont des établissements faits pour ça.

Mais le problème quand on prête de l’argent c’est que l’on prend le risque de ne jamais le revoir. Et ça les banques, même si ça fait parti de leur métier, elles n’aiment pas trop ça. Bon si c’est pour prêter 2 000 euros ça va, c’est pas trop trop risqué. Ce n’est pas le genre de défaut qui risque de mettre une banque en péril. Par contre si c’est 200 millions là c’est tout de suite un petit peu plus délicat. 

Or, beaucoup de projets ont besoin de plus de 2000 euros. Voire pour certains de 200 millions d’euros. Et il faut bien le trouver cet argent, même si personne n’est prêt à risquer autant sur un coup. L’idéal ce serait que pleins de personnes ou d’institutions puissent prêter une somme plus petite ce qui diluerait le risque de perte pour chacun en cas de défaut de paiement. Et c’est là qu’entre en jeu les marchés financiers. Ils permettent en quelque sorte de prêter (le mot est un peu malheureux mais on s’en contentera pour le moment) de l’argent à des entreprises pour faire grossir leur capital. Ce qui leur permettra de se développer pour faire plus de profits. Bien sûr cela n’est pas gratuit, il serait absurde de prendre ce genre de risque sans contreparties n’est ce pas ?

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