Investir dans les actions : quels sont les risques ?

Investir dans les actions est l’une des meilleures solutions pour faire fructifier un capital. En moyenne, l’indice action américain à gagné 10% par an depuis 1957. C’est l’actif le plus rentable parmi tous ceux à disposition et de loin.

Évidemment il y a une contrepartie (ce serait trop facile). Cette rentabilité accrue s’accompagne d’un risque plus élevé. Car oui, les risques en bourse sont bien réels.

Les risques en bourse

Combien peut-on perdre en bourse ?

Le risque suprême : perdre tout son investissement.

Pas la peine de passer par quatre chemins, il est possible de perdre beaucoup d’argent en bourse si l’on fait n’importe quoi. Vous pouvez même perdre tout votre capital voire plus si utilisez des produits que vous ne comprenez pas.

En effet, rappelez vous ce qu’est une action : c’est une part dans la capitalisation d’un entreprise. Or, que se passe-t-il si une entreprise fait faillite ? Sa capitalisation atteint 0 et par conséquent vos actions ne valent plus que 0 euros tout simplement. (En fait vous pouvez récupérer un peu en fonction de ce qu’il reste en trésorerie etc mais comme les actionnaires passent en dernier on dira que l’investissement vaut 0 par soucis de simplification).

En réalité, c’est assez rare si vous n’aller pas voir des pennys stocks mais ça peut arriver.

Perdre une partie de son investissement : un risque plus probable

Il est donc possible de perdre la totalité de son investissement en bourse. Mais ce cas de figure est assez rare si vous n’aller pas vers les actions très dangereuses comme les pennys stocks.

Seulement, même si ce cas de figure est assez rare, investir en bourse reste quelque chose de risqué pour votre capital. En effet, sans pour autant arriver à zéro, un action peut perdre beaucoup de sa valeur.

Certaines entreprises peuvent avoir des difficultés et leur action va donc chuter en bourse. Abaissant alors votre portefeuille d’un pourcentage plus ou moins grand.

Risque idiosyncratique contre risque systémique

Pour bien comprendre les risques associés aux action, il est utile de savoir faire la distinction entre risque idiosyncratique et risque systémique.

Risque systémique : le risque global

Chaque entreprise est lié a l’économie globale. En effet, une entreprise de voiture peut difficilement vendre si personne n’a d’argent pour acheter.

Le risque systémique est donc un risque lié à l’économie dans son ensemble. avec ses cracks boursier et ses crises politiques.

C’est un risque très difficile a éviter car il touche en général tous les secteurs. Amenant la très grande majorité des entreprises à sous-performer.

Risque Idiosyncratique : le risque particulier

Si jamais vous arrivez à éviter le risque systémique, vous n’êtes pas pour autant tiré d’affaire.

Car même avec une économie mondiale performante, une entreprise peut avoir ses propres problème.

On se souviendra par exemple de Volkswagen en 2015. Cette année là, l’économie mondiale n’a pas de problème particuliers. Il n’y a donc pas vraiment de raisons pour qu’un entreprise comme VW sous-performe. Or en septembre, l’agence Américaine de protection de l’environnement met à jour une fraude massive de l’entreprise. En effet, depuis 2009 l’entreprise réduit frauduleusement les émissions de pollution pour tricher pendant les tests d’homologation.

Coup dur pour les actionnaires de Volkswagen dont les actions perdent 40% de leur valeur en deux jours. Entrainant dans son sillon de nombreuses autres révélations de fraude connues sous le nom de Dieselgate.

Comment réduire les risques en bourse?

Même si cette histoire est impressionnante, cela n’a touché qu’une partie très restreinte de l’économie. Si vous n’aviez que des actions VW, vous avez probablement passé un très mauvaise moment. Mais si vous avez beaucoup d’autres actions, cela a eu un impact beaucoup plus modéré sur votre portefeuille global. Et c’est là le secret pour réduire les risques en bourse : la diversification.

En effet, n’avoir que très peu d’actions différentes vous expose a un risque idiosyncratique très fort. Rien de plus rageant que de se voir tout perdre alors que les marchés explosent records sur records autours de vous.

Ainsi, en diversifiant le plus possible, vous réduisez fortement le risque idiosyncratique. Allant même jusqu’à l’annuler complètement, réduisant donc le risque de votre portefeuille global de 50% (alléchant non ?).

Malgré tout, il faut tout de même rester conscient que le risque global est toujours là. Et que celui là est beaucoup plus difficile à éviter car il nécessite des techniques beaucoup plus avancés.

Gardez juste en tête que pour commencer, la seule chose que vous devez avoir en tête c’est : la diversification (et n’utilisez pas de levier aussi).

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